TUXBLOG

Pour vous tous !!!!!!

le 18/04/2005 à 12h06
Vivant poème. album stockholm VIRGIN
Jean louis AUBERT

Vas, ce monde je te le donne
Vas, jamais n'abondonne
Vrai qu'il n'est pas à l'image
Des rêves d'un enfant de ton âge
Je sais
Le monde a des accents
Souvent il nous montre les dents
Mais je l'aime comme je t'aime
Et faudra bien que tu l'aimes
Tu es le vivant poème

Pars, le monde est un espoir
L'espoir jamais ne l'abondonne
Oui le monde est notre histoire
De matins clairs et de nuits noires
Je sais le monde a des armes
Qui parfois nous désarmes
Mais je l'aime comme je t'aime
Et faudra bien que tu l'aimes
La vie est un poème
Que tu écriras toi même

Oui pars, ce monde vas le voir
Vas, jamais ne perds l'espoir
Oui dans ce monde vas te voir
Traverse, traverse les miroirs
Je sais que ce monde a des dents
Comme nous, souvent il se défend
Mais il t'aime comme tu l'aimes
Oui il faudra bien que tu l'aimes
La vie est un poème
Oui il faudra bien que tu l'aimes
La vie est un poème
Oui c'est un long je t'aime
Un vivant poème...
Que tu finiras toi même
Tu es le vivant poème
Tu es le vivant poème

Handicap internationnal

le 18/04/2005 à 14h28
Le soutien est financier bien entendu, c'est le nerf de la guerre et de la solidarité.
Mais aussi ponctuel et symbôlique: tous les ans, dans les grandes villes de france(dont la rochelle) les sympatisants viennent édifier une pyramide de chaussures.
(à suivre!!!)

On bouge!!!!!

le 18/04/2005 à 15h56
le 4 avril 2005 à Marennes à 19H07!

On bouge!!!!!encore!

le 18/04/2005 à 15h58
Et encore aujourd'hui, effectivement à 8h42,
pas trés loin de marennes! voir la carte.
merci chouchou!
LINUX est un système d'exploitation UNIX développé par une communauté internationnalle d'informaticiens passionnés. L'aventure a débuté en 1991 en finlande, son créateur était en thèse à l'époque, LINUS TORVALD.
La différence avec windows les codes sources sont libres, disponibles pour vous et moi gratuitement, librement!!!
Avantage1: il est plus stable!!!
Avantage2: la majeur partie des virus ne fonctionnent que sous windows.
Avantage3: Quand vous installez une distribution LINUX,vous installez le système d'exploitation et des multitudes d'applications qui sont fournis avec.
Avantage4: Vous pouvez installez LINUX à coté de windows sans problème: vous avez alors le choix au démmarrage de votre ordinateur.
Avantage5: Vous pouvez utiliser LINUX sans l'installer à partir d'un CD-ROM: il s'agit des distributions LIVE. Elles peuvent donc fonctionner sans disque dur. mdr
Avantage6: Sur votre arborescence LINUX apparait les partitions windows. En cas de plantage windows, il suffit d'utiliser une live distribution de récupérer vos fichiers importants windows et vous pouvez formater windows. Ceux à qui c'est déjà arrivé me comprennent!!!lol
Avantage7: certains logiciels libres fonctionnent sous les deux systèmes: FIREFOX, the GIMP (retouche photo gratuit et performant)
Problème: C'est gratuit ... et quand c'est gratuit c'est louche!!!mdr
Je suis à votre disposition pour développer un de ces points.
UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE, soyez curieux, réagissez, OUVREZ-Là

Rock is not dead!!!!

le 22/04/2005 à 01h15
Ce soir sur antenne2: Le débat OUI ou NON à la constitution qui sera le sujet d'un de mes prochains articles. Mais ce n'est pas le sujet de celui-ci. Suite à ce débat il y avait TRAFFIC émisssion musicale de guillaume DURANT
ce soir: françoise HARDY supper!!! et
GAAARRRBBBAAAAGGGGGGEEEEEE...
Je répète plus doucement GARBAGE: son nouveau tube: why do you love me ???
Et bien moi je sais, elle a la patate la vrai la bonne patate du rock'n'roll.
Allez les enfants çà nettoie les conduits auditifs!!!!!lol

GARBAGE

le 22/04/2005 à 01h23
J'ai enregistré le morceau.Si ca interresse, je numérise et j'envoie!!!
bonne nuit!

Ma musique -5 -

le 24/04/2005 à 17h29
En 2003 sort cet album:
TRIBUTE TO RAMONES
hommage aux RAMONES; y participent entre autres:
red hot chilipeppers
metallica
kiss
u2
MARYLIN MANSON
GARBAGE
GREEN DAY
THE PRETENDERS
OFFSPRING
TOM WAITS
C'est dans cet album que je découvre GARBAGE!!!!

témoignage!!!!!!!!!!

le 24/04/2005 à 17h41
Mon témoignage
Par Jean-Baptiste T.

Je ne reviens pas sur les évènements, l'action, son principe et son contenu,
mais simplement sur ce que j'ai vécu, vu et subi entre l'interpellation,
lorsque nous avons quitté le toit de l'annexe du ministère de l'éducation et
ma libération du commissariat jeudi à 14 heures. On trouvera là beaucoup de
détails peut-être insignifiants, mais pouvant avoir une valeur significative
pour les avocats qui liront ce texte.

La sortie de l'immeuble

Lorsque nous avons décidé de quitter collectivement le toit de l'annexe,
nous savions que nous serions tous placés en garde-à-vue pour «
Participation à un rassemblement », selon les termes du responsable de la
Police. Ce dernier s'était également engagé à ce que plusieurs lycéens aient
« droit à un traitement spécial » pour avoir lancé des cailloux et du
gravier sur les forces de l'ordre de la Gendarmerie mobile (GM).

Nous avons donc quitté le toit vers 17h30 (à vérifier). Mis en file
indienne, nous avancions vers un couloir de GM. La personne devant moi, X*,
a été priée de remettre sa capuche par un gendarme, afin de voir à quoi il
ressemblait avec, comme lorsqu'il s'était masqué plus tôt. Un autre m'a
demandé d'enlever ma casquette. Puis, alors que j'avançais vers l'escalier,
un GM m'a vu et a dit : « Casquette bleue ! » (Couleur de ma casquette). On
m'a alors prié de tourner à droite. Je suis entré dans une petite pièce, un
bureau de l'immeuble, avec un bureau, quelques chaises. Un GM m'a poussé à
l'intérieur et X est arrivé immédiatement, déjà malmené par les GM qui le
tenaient. Ceux-ci l'ont mis à terre et lui ont crié de se déshabiller. Un
GM, apparemment plus gradé, leur a dit de faire attention, car nous serions
filmés en bas.

Puis, les GM, une dizaine dans la pièce, ont fermé la porte et ont répété à
X, toujours par terre de se déshabiller. Ils l'entouraient et lui criaient
dessus : « Tu fais moins le malin maintenant que t'es là ! », « Tu nous
lances plus des trucs sur la tête ! », « T'as voulu nous tuer, ben tu vas
morfler ! », etc. Quant à moi, on m'a demandé de me retourner, non par
pudeur, mais pour vider mes poches sur le bureau. Je n'ai qu'entendu la
suite. Les GM ont dit à X de se relever, puis de se déshabiller. Pendant ce
temps, le GM auprès de moi triait les affaires que je sortais, confisquant
une liste de numéros de téléphone (en fait pas des contacts militants, mais
ceux des agences de presse et le communiqué envoyé quand nous étions sur le
toit), dégommant au passage les flacons de collyre pour les yeux.
J'entendais les GM derrière crier à X : « Enlève ton caleçon aussi ! » Alors
que X leur demandait pourquoi, ils se sont énervés de plus belle, lui
signifiant qu'il n'avait pas à poser de questions. Le GM qui me palpait
alors m'a dit à l'oreille : « Vous avez de la chance que mes collègues
soient occupés. » J'ignore à l'heure actuelle s'ils ont frappé X. Toujours
est-il qu'après cette humiliation, ils lui ont dit de se rhabiller, ont
fouillé son sac, puis l'ont fait rejoindre les autres lycéens dans le
couloir.

Ma fouille terminée, alors que j'étais seul dans la pièce et que la porte
était refermée, les cinq GM restant m'ont entouré. Ils m'ont dit qu'ils
m'avaient reconnu grâce à ma casquette, qu'ils confisquaient mon keffieh,
avec lequel je m'étais masqué sur le toit, qu'ils avaient des films me
montrant leur jeter des objets depuis une fenêtre, ce qui est faux car je ne
l'ai pas fait. Je le leur ai dit et ai ajouté que j'étais prêt à en répondre
devant le film et devant la Justice. Un GM m'a alors signifié de ne pas
faire le malin. Il m'a dit qu'eux aussi avaient été étudiants, qu'ils
avaient tous bac + 2, mais que jamais ils n'avaient rien fait d'aussi grave,
que cinq de ses collègues étaient à l'hôpital (ce qui est faux), qu'ils ne
faisaient qu'obéir aux ordres, qu'ils n'étaient pas là pour se faire tuer,
etc. Puis un GM m'a dit : « Tu préviens tes camarades que s'ils en blessent
un chez nous, nous on en blesse dix chez vous et la prochaine fois, il y
aura pas de caméra. » Puis il m'a permis de reprendre mes affaires et m'a
dit de remettre ma casquette. Un de leur collègue est entré dans le bureau,
m'a vu, m'a enlevé ma casquette d'un revers de main, a demandé à ses
collègues en riant si j'avais bien été fouillé. Pendant que je me baissais
pour récupérer ma casquette au sol, il m'a dit : « Garde la bien, on te
repère bien avec », je lui ai répété que je n'avais rien à me reprocher et
suis sorti.
Dans le couloir, les gens qui avaient vu sortir X m'ont vu arriver et m'ont
immédiatement demandé ce qu'il s'était passé. J'ai répondu en serrant les
dents : « Ce sont vraiment des fascistes. »

La garde-à-vue (gàv)

L'ensemble des garde-à-vue a commencé à 18 heures, heure approximative des
interpellations officielles, c'est-à-dire en dehors de l'immeuble, par la
Police Judiciaire (PJ).
En sortant de l'immeuble, chacun escorté par un GM de notre sexe, nous
tenant par l'épaule, nous étions fouillés et notre identité était relevée.
Nous avons également du poser devant la caméra et l'appareil photo de la
police. Je retrouvais des camarades en bas. Un car plein est parti, nous
attendions donc le suivant. En y montant, nouveau relevé d'identité.

Le car part alors que nous sommes 29 dedans. Premier arrêt quelques minutes
plus tard devant le commissariat du 13ème arrondissement. Les manifestants
arrivent, au cri de « Libérez nos camarades ! » Après une attente d'environ
vingt minutes (à vérifier), les policiers font sortir dix d'entre nous. Ils
entrent dans le commissariat. Puis, comme nous nous agitons et essayons de
communiquer avec les manifestants, le car démarre, avance un tout petit peu
puis freine brusquement, faisant basculer ceux qui étaient debout. Après une
vingtaine de minutes encore (peut-être plus ?), ils en font sortir dix
autres. Apparemment, ils auraient été mis dans un autre car et conduits dans
un autre commissariat. Nous ne sommes plus que neuf. Le car attend encore,
puis part dans une direction inconnue. Nous essayons de suivre les rues que
nous empruntons avec un plan de Paris, afin de prévenir les camarades de
l'endroit où l'on nous mène. Il s'agit du commissariat du 14ème
arrondissement.

Nous sortons du car par groupes de deux, je suis le premier. A l'entrée du
commissariat, une haie d'honneur est formée par les gardiens de la paix.
Nous déposons nos identités, puis allons nous asseoir, un par un, dans le
couloir où il est procédé à une fouille. Nous sommes donc encore ensemble,
tous les neuf. On nous fait emmener par deux dans la pièce d'à côté, pour
une vérification plus précise d'identité. Puis nous nous rasseyons chacun
notre tour. Les policiers sont relativement gentils et polis. Ils demandent
même des renseignements sur la réforme Fillon, sur l'action, etc. Est-ce une
manipulation pour nous faire dire certaines choses, nous mettre en confiance
? Ils accèdent aux demandes d'aller aux toilettes. Ils confisquent en
revanche tous les sacs, livres et demandent d'éteindre les portables, ce qui
est alors déjà fait. L'attente est assez longue, puisque ce n'est qu'à neuf
heures et demi que je suis conduit dans un bureau pour me voir signifier ma
garde à vue et mes droits.

Je suis donc placé en garde-à-vue de 24 heures, renouvelable une fois, pour
« Dégradation de biens publics en réunion » et « Violences sur des Agents de
la force publique (AFP) en réunion. » Je demande à voir un avocat, Maître
Antoine Comte, ou un commis d'office en cas d'injoignabilité. Je signe mon
relevé (identité, signification de la gàv, signification de mes droits)
après relecture, en deux exemplaires. Puis l'officier de police qui
m'interroge me demande de signer également une déposition, cette fois sur un
livre s'apparentant à un registre, reprenant les mêmes informations
manuscrites, sur un support imprimé, mais avec une page entière non remplie.
Je trouve cela étrange et le dit à l'officier qui me dit qu'il s'agit de la
même chose que ce que j'ai signé sur les feuilles imprimées. Je persiste à
hésiter. Il me dit alors que je suis obligé de signer. Je signe donc ce
document sur lequel est laissé un grand espace en blanc, alors que je sais
que c'est la première des choses à éviter et que rien ne m'oblige à signer.
Mais je n'en suis pas sûr pour ce qui est de cette simple signification de
mes droits et de ma gàv.

On procède ensuite à ma perquisition. Selon la procédure, tout est pris, et
consigné même mes lunettes). On ne me donne en revanche pas d'inventaire à
signer. On me conduit en cellule. Comme nous étions sept filles et deux
garçons embarqués dans le 14ème, je me retrouve en cellule avec un camarade,
Tom, et deux autres « gavés ». Trois arriveront dans la nuit, au plus fort
nous serons donc sept dans la cellule (6 m2 au maximum à mon avis). Dans la
cellule d'à côté, où sont les camarades filles, cinq puisqu'il y en avait
deux mineures, mais qui seront conduites avec elles plus tard (ce qui est
illégal), celles-ci demandent à pouvoir manger. Le policier leur répond
d'attendre, puis, plus tard, leur dit qu'il faudra attendre sept heures du
matin. Heureusement, arrive peu après le pain de mie et le fromage que des
camarades nous ont acheté et fait passer. Nous nous restaurons donc un peu.
Un policier passe et nous demande quels sont nos lycées, on ne sait pas
pourquoi.

J'essaye de m'endormir, sur le banc de béton de la cellule, puis par terre,
j'entend vaguement les allées et venues dehors et dans la cellule d'à côté.
Vers trois heures, je suis convoqué pour voir mon avocat, commis d'office,
car maître Comte est injoignable. L'entretien dure quelques minutes.
L'avocat me rassure quant au papier que j'ai signé, me dit que la
perquisition sans inventaire signé n'est pas un vice de procédure, m'expose
ce que je risque, aux vues de la situation générale : relâché sans suite,
relâché avec une convocation plus tard (et dans ce cas la possibilité de
préparer collectivement la défense), comparution immédiate, avec le risque
d'être retenu jusqu'au procès en cas de refus. Au niveau des peines, cela
peut aller de la relaxe jusqu'aux TIG, il serait étonnant que la prison ou
une forte amende soient retenues pour des lycéens et des étudiants. Il me
conseille de ne reconnaître aucun fait, et de ne pas reconnaître en avoir
été témoin.

Je retourne en cellule et essaye de dormir jusqu'à cinq heures, heure à
laquelle je suis convoqué pour mon interrogatoire. On me présente la liste
de ma perquisition. On refuse de me rendre mes lunettes pour que je puisse
la lire. Je le fais tant bien que mal, vérifie qu'il n'y a pas de blanc,
puis la signe. Je suis interrogé sur les faits. Je dis que je n'ai rien à
déclarer. Je réponds donc aux questions une par une : où nous nous sommes
rassemblés, où nous nous sommes rendus, comment nous sommes entrés dans
l'annexe du ministère, etc. L'inspectrice qui m'interroge me dit que de
toutes manières, la police sait déjà tout grâce aux RG et à l'enquête et
veut simplement voir ce que je dis ou non. Je continue à dire que je n'ai
rien à déclarer. Elle me demande comment j'ai été au courrant du
rendez-vous. Je lui dis que c'est par le bouche-à-oreille. Elle me demande
si j'ai reçu un SMS me l'indiquant. Je réponds que oui. Elle me demande qui
me l'a envoyé. Je dis que je n'en suis pas sûr, qu'il fallait de toutes
manières le transmettre. Elle me demande s'il ne s'agit pas de Pauline,
présente dans le commissariat. Je réponds que c'est possible. Elle me pose
alors des questions sur elle, comment je la connais, alors que nous ne
sommes pas dans le même lycée, son rôle dans les manifestations, dans
celle-ci en particulier, etc. Je réponds évasivement, insistant sur le fait
qu'il n'y a pas de leader, de chef, que toutes les décisions sont prises
collectivement, etc. Comme elle tape simultanément mes réponses en les
rédigeant à sa manière, elle essaye de détourner le sens de mes propos. Elle
me reprend à un moment : « Nous disions donc : ''celle-ci décide.'' » Je
demande qui est « celle-ci », elle me répond qu'il s'agit de Pauline. Je lui
répète alors que Pauline ne décide de rien. Finalement, elle tire ma
déposition. Je la relis, avec peine, en corrige plusieurs phrases (pas
l'orthographe, également catastrophique !), puis finis par la signer. Je
suis ensuite pris en photo, avec l'ardoise portant mon nom, des
caractéristiques (taille, poids.) de face et de profil, puis on prend mes
empruntes digitales.

Je suis alors reconduit en cellule. Tom, qui a refusé de voir un avocat,
disant que cela ne servait à rien, me dit qu'il a craqué et a avoué être un
leader du mouvement et avoir participé aux dégradation. Nous nous
rendormons. Tom m'informe à mon réveil que Pauline a été emmenée menottée et
n'est pas revenue. De fait, ni lui, ni moi ne la voyons revenir, mais nous
dormons (ou essayons de dormir) beaucoup, puisqu'il n'y a que ça à faire en
cellule. Vers sept heures, on nous propose un petit-déjeuner. Je décline. On
nous propose de déjeuner vers midi et demi. J'accepte une barquette de
pâtes. Je tourne en rond dans la cellule. On a déjà libéré plusieurs détenus
(non militants). Nous sommes encore trois dans la cellule. Puis, vers
quatorze heures, on vient chercher trois d'entre nous, deux filles et moi.
En sortant, je jette un regard vers la cellule des filles et constate que
Pauline a été ramenée, ainsi que les deux filles mineures.

On me rend mes effets personnels, je signe le dernier document, sur lequel
figurent les informations factuelles : mon heure d'interpellation, son
motif, mon heure d'arrivée, l'annonce de mes droits, mon recours à un
avocat, pas ma déclaration lors de mon interrogatoire, que j'aurais aimé
relire. On me dit que rien n'est retenu contre moi, mais que je pourrais
être convoqué de nouveau dans le cadre de l'affaire, etc. Je sors, suivi des
deux autres camarades.
Nous avons en commun d'être majeurs, de n'avoir rien avoué, d'avoir dit ne
rien avoir vu. Nous sommes les trois seuls à avoir vu l'avocat.

Pour information, cinq autres camarades ont été relâchés entre 20h et 21h,
c'est-à-dire après prolongation de la gàv, mais sans suite. Les deux autres
camarades, Pauline et Mayssa, ont été relâchées après 48 heures et un
passage au Palais de Justice. Pauline a été interrogée plus de cinq fois
dans la nuit. Nous avons tous eu à répondre à des questions la concernant.
Mayssa a avoué être leader du mouvement et avoir participé aux dégradations.
Elles sont toutes deux mises en examen pour les faits reprochés en gàv mais
pas placées sous contrôle judiciaire.
A l'heure actuelle, il n'y a plus personne en détention, mais quinze sont
mises en examen.

Fait le vendredi 22 avril à 21h30.

Anniversaire!!!

le 26/04/2005 à 22h34
Aujourd’hui 26 Avril 2005, triste anniversaire.

Huit million de personnes vivent, et vivront longtemps encore, dans les territoires contaminés d’Ukraine, de Russie et de Biélorussie.
Les puissances nucléaires du monde ont tout mis en œuvre pour dissimuler les conséquences de l’explosion de Tchernobyl le 26 avril 1986 et tenté, par différents moyens médiatiques et scientifiques, de « faire passer » ce terrible événement.
Cette catastrophe nucléaire civile majeure, la première de l’humanité, n’a pas produit de héros ni de grand récit.
Elle ne figure pas dans les livres d’histoire, et les « liquidateurs », chargés de faire disparaître toute trace de la catastrophe, agonisent silencieusement dans les hôpitaux. Mais elle n’a pas disparu pour autant de la mémoire des populations dont elle a littéralement changé le monde.
Guillaume GRANDAZZI- frédérick LEMARCHAND . Les silences de tchernobyl.
Tapez TCHERNOBYL sur google : pas de réponse . surprenant pour un événement aussi important ! ! ! !

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